Cette semaine, Saint-Avé accueillait une formation CFF2. L’occasion d’accueillir une vingtaine d’éducateurs de l’agglomération vannetaise, ainsi que plusieurs avéens. 

Avec le travail conjoint de la mairie, le club entend renforcer la formation de nos éducateurs. Rencontre avec laurent Bretaudeau, président du club qui nous partage sa vision.

Vous pourrez aussi retrouver à la suite de cette interview l’article du Télégramme paru cette semaine.

Laurent, c’est donc ta première année en tant que président de l’ESSA. Quel constat as-tu pu effectuer au niveau des éducateurs du club ? Et de leur formation ? 
Je voudrais commencer par saluer les 7 éducateurs permanents qui s’investissent dans l’école de foot, les jeunes à 11 et même en équipe séniors. Ils ont pris des responsabilités importantes, d’entraîner ou de coacher chaque semaine, malgré leur jeune âge, et certains pour la première fois. La saison n’aurait pas aussi bien commencé sans eux. Leur engagement s’est majoritairement réalisé sans avoir de formation pour la catégorie prise en charge, d’où la raison de lancer un programme ambitieux de formation avec le district de football du Morbihan. Je n’oublie pas non plus les éducateurs occasionnels, dont la présence permet d’apporter des solutions à des absences.

 
L’article met en avant les efforts conjoints du club et de la mairie pour former nos éducateurs. Quels sont les objectifs du club en terme de formation de nos éducateurs ? 
La mairie nous a attribué une subvention exceptionnelle dont une partie pour le financement de la formation des éducateurs. Cet apport financier nous a permis d’engager dès maintenant 7 formations jusqu’à la fin décembre 2018, adaptées à leurs besoins et à leur niveau actuel (CFF2 pour les U12-U13-U14-U15, la certification CFF2, et l’initiation gardiens de but ). Leur management en sera facilité pour le plus grand bien des joueurs. Différentes formations sont dispensées en fonction de la catégorie d’âge managée.  L’objectif du club est donc d’encadrer nos jeunes avec des éducateurs formés à la catégorie prise en charge. Nous verrons début 2019 les formations complémentaires nécessaires.
 
Est-il plus difficile de trouver des éducateurs de nos jours ? Sais-tu pourquoi ?
Ma toute jeune expérience montre que nos éducateurs actuels sont issus du club, à une exception près arrivée début octobre. Le peu d’offres présentes sur des sites internet n’ont pas abouti. C’est donc effectivement difficile de trouver des éducateurs extérieurs, et je ne sais pas vraiment pas pourquoi.  Le stage actuel du CFF2 à St Avé peut aussi démontrer aux participants que l’ESSA Foot a de belles installations et faire en sorte qu’ils postulent l’année prochaine.

Une fois nos éducateurs formés, te donnes-tu des objectifs de réussite sportive ? Ou tout autre ? 
Chacun peut voir une signification différente au terme de « réussite sportive ».  La nouvelle équipe dirigeante est d’abord active dans la structuration du club, ou chacun connait sa mission sans qu’elle soit « dévorante », et que tous les domaines soient couverts (éducateurs, sponsoring, évènementiel, arbitrage, intendance, etc.. voir l’organigramme sur notre site internet ). Chaque joueur a ainsi tous les équipements et l’environnement pour pratiquer son sport dans de bonnes conditions.  C’est donc ça notre première réussite sportive !
Bien sûr, les résultats des équipes, dont l’équipe fanion, sont indispensables au club, car elles procurent à tous la dynamique nécessaire à poursuivre et à bien vivre ensemble.
 
Dernière question : tu accompagnes souvent les jeunes sur les terrains le samedi. Peux-tu nous faire un premier bilan des phases de brassage régional chez les jeunes à 11 ? Comment est vécu cette nouvelle réforme ? 
 

Cette réforme fut une découverte pour la nouvelle équipe, et probablement pour de nombreux clubs. Elle change notamment la perception du « niveau régional » auquel notre club est habitué pour nos jeunes à 11. Ceci dit, le brassage est composé de clubs de niveau R1, R2 et quelques R3 de l’année passée. Toutes nos équipes étaient inscrites en brassage régional d’office, et ce fut peut être une erreur de l’accepter ainsi, car certaines n’ont pas l’effectif suffisant pour rivaliser, ce qui amène forcément de la frustration. Je pense surtout à celles composées de 2 classes d’âges. Pour les autres qui jouent dans leur catégorie d’âge, ces confrontations sont difficiles mais contribuent à leur progression, avec une mention particulière pour l’une d’entre elles en posture de réussir cette phase, et jouer probablement en janvier en R2. Ceci dit, jouer en D1 par la suite, c’et aussi rester à un bon niveau de compétition dans cette nouvelle formule.

Article Le Télégramme

 

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